L’eau la source de vie ou de mal

Il est clair que l’eau soit la source de vie. Mais l’eau peut aussi entraîner la mort lorsqu’elle n’est pas traitée ou est polluée. Elle est responsable de maladies graves chez l’homme, bien souvent mortelles dans les pays en voie de développement, comme Haïti.

Cinq années après l’apparition du choléra, le système de santé haïtien fait toujours face à des pénuries en termes de financement, de ressources humaines et de médicaments. Cela témoigne du manque de préparation des autorités devant une épidémie qui est pourtant aujourd’hui connue et prévisible. Pour diminuer le nombre de morts et de maladies liées à l’insalubrité de l’eau, il s’agit avant tout d’éradiquer la pauvreté, et de réduire la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques. Une tâche colossale dans un pays où les  »leaders » accordent plus d’importance à la politicaillerie qu’aux politiques environnementales et sanitaires.

La pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques en Haïti peut-être provoquée par ces 3 grandes complications :

  1. L’élévation du niveau des océans dû au réchauffement climatique favorise l’augmentation de la salinité des sols des zones côtières imputable à l’eau de mer. L’infiltration de l’eau de mer dans les nappes phréatiques des zones côtières rend ces eaux impropres à la consommation ou à l’irrigation.
  2. La déforestation entraîne la fragilité et l’érosion des sols, qui rendent ceux-ci moins fertiles et bien plus difficiles à cultiver, et empêchent l’eau de s’imprégner et de rester en profondeur dans la terre. De plus, cette déforestation perturbe le cycle de l’eau, car les arbres jouent un rôle primordial dans ce cycle de l’eau.
  3. Latinisation et les maladies aquatiques : plus de 70% des familles de la population rurale n’ont pas accès à des latrines et font leurs besoins dans les champs, près des rivières, dans les montagnes. À chaque période pluvieuse ces excréments humains exposés dans la nature s’infiltrent dans la nappe. Ainsi naissent des bactéries qui sont transmises par des organismes aquatiques qui passent une partie de leur vie dans l’eau et une autre en tant que parasite. Ces maladies sont causées par toute une variété de vers. Ces vers infectent les organismes humains et, sans forcément être mortels, diminuent fortement les capacités physiques. La plus connue de ces maladies est la schistosomiase, appelée aussi bilharziasis (diarrhées et cholera).

Selon l’OMS, 3,4 millions de personnes décèdent chaque année de la pollution aquatique. 2,6 milliards de personnes ne disposent pas de sanitaires. 3.1% des décès dans le monde sont expliqués par une mauvaise qualité de l’eau de l’assainissement et de l’hygiène.

4 millions de cas de diarrhées, dus à l’insalubrité des eaux, sont recensés chaque année. Ils causent 2.2 millions de morts par an (principalement des enfants de moins de 5 ans). Haïti a déjà connu 12 000 morts et 780 000 personnes affectées du cholera depuis 2011. Près de 3,6 million d’hommes n’ont pas accès à une eau saine et 4,7 million n’ont pas accès à un assainissement de base. Plus de 6 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour faute d’un accès à l’eau.

Devant cette situation, les bénévoles de TERRE DES JEUNES-Gonaïves qui sont les plus proches de la société rurale, et de part leur mission, visent à sensibiliser les jeunes et les familles à l’implication environnementale, au reboisement, à la conservation et de jouissance de la ressource locales, se sentent vraiment responsables envers la population et contribuent en prenant des échantillons et en menant des études dans plusieurs points d’eau et sources communautaires dans l’Artibonite.

Les démarches de ces études vous sont présentées dans une vidéo Youtube de 2.,30 minutes. Le rapport met en relief des données d’analyse publiques.

Ce travail non rémunéré présente une valeur économique à toute institution qui souhaiterait intervenir aux points d’eau à proximité des Gonaïves et dans l’Artibonite.

Contrairement à certains gros Organismes Internationaux qui ont pris des mois et des années pour faire des enquêtes et publier des statistiques sur les ménages, sans même toucher les vrais problèmes, les techniciens de TERRE DES JEUNES ont réussi à livrer le même travail avec un petit laboratoire, en x mois.

Joël D. Augustin​
Coordination de Terre des Jeunes , BEH et Planet » ERE en Haïti

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