La COP21, ne serait-elle pas une merveilleuse opportunité pour les décideurs politiques de la Caraïbes?

Par Joël D. Augustin

La COP21, ne serait-elle pas  une merveilleuse  opportunité pour les décideurs politiques de la Caraïbes? La COP21 devrait être une merveilleuse opportunité pour les décideurs politiques de la Caraïbes en présentant dans un plan global,  leur lutte contre le changement climatique. Une des conséquences  catastrophiques pour les  Caraïbes  est  l’apparition des  algues brunes nauséabondes qui envahissent les côtes de nos îles suite à l’augmentation rapide de la température de l’océan.

Le monde est toujours sur la pente d’une hausse de température touchant 2,9 à 3,1 degrés Celcius  d’ici  à  2100.  Le  phénomène  du changement  climatique aura  d’importantes répercussions sur les réalités socioéconomiques  du monde entier principalement les pays moins  avancés  comme  Haïti,  selon  une  étude menée par la Commission  Économique pour  l’Amérique  Latine  et  les  Caraïbes (CEPAL)  et  le  bureau  du  Programme  des Nations-Unies pour le développement en Haïti (PNUD) en partenariat avec le Ministère haïtien de l’Environnement.

Suivant les résultats de cette étude, les modifications du climat affecteront particulièrement l’agriculture, l’environnement et l’état de santé des gens vivant en Haïti et toutes les Caraïbes.

En ce présent moment une situation est particulièrement alarmante en Haïti, à Antigua et Barbuda où les écosystèmes locaux et les industries clés comme le tourisme et la pêche sont affectées. Les Algues Sargasses envahissent massivement les côtes d’Haïti et de la Caraïbes et soulèvent l’inquiétude des habitants de la région. L’augmentation de la température dans la région serait à l’origine de ce phénomène. En effet, l’élévation des températures des océans monte également et a pour effets une altération des taux de croissance de différentes espèces marines. Pourtant les engagements de réduction des gaz à effet de serre (GES) soumis par les gouvernements à l’ONU «conduisent à des émissions mondiales bien supérieures aux niveaux nécessaires pour contenir le réchauffement à 2 degrés» par rapport à l’ère préindustrielle.

Tenant compte de l’envahissement massif des côtes de la Caraïbes par les Algues Sargasses, les décideurs politiques de la zone doivent s’unir et profiter de la COP12 pour proposer une réponse collective, quoique ces derniers veulent à tout prix essayer de rassurer les habitants en leur indiquant qu’il n’y a aucun risque immédiat pour la santé.

Mais selon les spécialiste de la gestion des ressources environnementales à l’ESP Consultants (Caribbean) Inc’, des “effets immédiats’’ sont bien visibles et désagréables, comme les mauvaises odeurs toxiques car en pourrissant elles dégagent de l’hydrogène sulfuré (H2S), les vermines et les mouches. Des conséquences sur le long terme sur la santé restent également à craindre, surtout pour ceux qui veulent utiliser les plages, comme ajoute la spécialiste.

Toutes fois, la Conférence de Paris sur le Changement Climatique en décembre a pour objectif de sceller un accord universel pour limiter la hausse de la température mondiale à 2 degrés. Cependant, en écoutant les éminents scientifiques du climat de la planète, notre seule vraie chance pour l’avenir est de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré pour assurer un avenir sûr climatique vivable tout en prônant l’usage des énergies renouvelables et en réduisant nos émissions de GES à zéro d’ici à 2050.

Pour limiter la hausse des températures à 1.5 degrés, « les gouvernements doivent renforcer sensiblement « leurs objectifs » : ils doivent réduire collectivement les émissions mondiales de 12 à 15 gigatonnes d’équivalent CO2 supplémentaires d’ici à 2025, et de 17 à 21 GtCO2eq d’ici à 2030″, selon l’étude. Les émissions de gaz à effet de serre sont actuellement d’environ 50 gigatonnes d’équivalent CO2 par an.

Les spécialistes de TERRE DES JEUNES-Haïti, se prononcent sur la questiondes Algues Sargasses qui est une variété d’algues maritimes qu’on retrouve en abondance à l’est des Bahamas, à Antigua , à Barbuda , à Trinidad et présentement au Sud d’Haïti. Elles rentrent en décomposition sur les plages et dégagent une odeur nauséabonde par la présence de l’Hydrogène Sulfuré ou Sulfure d’Hydrogène (H2S) qui nuit à la santé et provoque chez les gens qui vivent dans les zones affectées des irritations des yeux, de la gorge, des oreilles et de fortes nausées. Ces spécialistes exhortent les gouvernements des pays de la zone des caraïbes et ceux du monde entier à développer rapidement un plan global pour une réponse collective afin de régler le problème. Il est à noter, une situation similaire se développe sur les côtes de l’Afrique, notamment au Sierra Leone, mais en « bien pire ».

Ce phénomène n’est autre que le résultat de la pollution terrestre qui détruit la faune et la flore maritime, mais qui est aussi augmenté par le réchauffement climatique.

joel (2)

Joël D. Augustin
Agronome, Environnementaliste
Coordination de Terre des Jeunes et
Bioénergie-Haïti.
contact.terredesjeuneshaiti
@terredesjeunes.org

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